Le fantôme des identités que nous avons été
J’écoutais l’autre jour l’émission Dans quel monde on vit du 4 avril 2026 sur la RTBF, avec Leïla Slimani comme invitée. Elle y parlait de son dernier texte, Assaut contre la frontière, de sa relation aux langues, à l’identité, au métissage culturel. Et puis, à un moment, elle a posé cette question qui m’a arrêté net : Est-ce qu’on peut évoluer sans se trahir ?
Cette phrase m’a interpellé parce qu’elle mettait des mots sur un malaise que j’avais ressenti quelques jours plus tôt en visionnant le film de Xavier Giannoli, Les Rayons et les Ombres. Ce film raconte le glissement progressif de Jean Luchaire, journaliste pacifiste des années 1920, vers la collaboration avec l’occupant nazi. Un glissement sans décision, sans rupture, presque sans conscience. Deux histoires que tout sépare en apparence, celle d’une romancière franco-marocaine qui réfléchit à la mélancolie de ses appartenances multiples, et celle d’un homme qui dérive vers l’abîme sans le percevoir. Mais le même mécanisme fondamental est à l’œuvre dans les deux cas : nos identifications évoluent dans le temps, et nous ne savons pas toujours ce que nous sommes en train de devenir.
Slimani : la mélancolie de celle qui a changé
Née à Rabat dans une famille francophone de l’élite marocaine, installée en France depuis ses dix-huit ans, prix Goncourt, Slimani incarne une trajectoire que beaucoup qualifieraient de réussite exemplaire. Et pourtant, dans ses interviews comme dans ses livres, une note persistante revient, quelque chose qui ressemble à une mélancolie, une inquiétude sourde. Elle formule cette inquiétude avec lucidité : Est-ce qu’on peut évoluer sans se trahir ? Est-ce qu’on peut s’embourgeoiser sans se trahir ? Est-ce qu’on peut devenir un adulte sans se trahir ?
Cette question n’est pas seulement celle d’une écrivaine naviguant entre deux cultures. C’est, comme elle le dit elle-même, l’histoire de toutes les existences. C’est l’histoire de ceux qui quittent leur village natal pour une carrière en ville et qui, devant un plat préparé par leur mère, sentent remonter une version d’eux-mêmes qu’ils croyaient avoir dépassée. C’est l’histoire de celles et ceux qui ont grandi dans un quartier populaire et qui, installés dans une vie confortable, ressentent parfois un malaise diffus, non pas parce qu’ils regrettent leur vie d’avant, mais parce qu’une partie d’eux murmure qu’ils ne sont plus tout à fait ceux qu’ils étaient.
Slimani nomme ce sentiment avec précision : elle est contente de s’être intégrée, d’avoir trouvé sa place. Mais il reste quelque chose, de l’ordre de la mélancolie, de l’ordre de l’inquiétude de n’être plus celle qu’elle était.
Arrêtons-nous sur cette phrase, parce qu’elle contient un paradoxe qui mérite qu’on s’y attarde. Comment peut-on être satisfait de sa vie actuelle et, simultanément, éprouver du chagrin pour une version de soi qui n’existe plus ? Comment peut-on avancer et, en même temps, sentir que chaque pas en avant nous éloigne de quelque chose d’essentiel ?
La réponse traditionnelle de la psychologie du développement consisterait à dire : c’est normal, c’est la croissance, il faut lâcher prise sur le passé. Mais cette réponse rate quelque chose de fondamental. Elle traite l’identité comme un contenu qu’on pourrait mettre à jour comme une application sur son téléphone. On supprime l’ancienne version, on installe la nouvelle, et on passe à autre chose. Or l’expérience vécue nous raconte une tout autre histoire.
Le sillage de toutes nos expériences passées
Pour comprendre ce qui se joue ici, la Matrice de l’Expérience nous offre un outil conceptuel précieux : la dimension temporelle de l’identité.
Imaginez votre vie comme un axe traversé par toutes les expériences que vous avez vécues. Chaque moment, chaque rencontre, chaque choix, chaque renoncement. À chacune de ces étapes, vous aviez une configuration particulière : des identifications actives (à qui vous vous identifiiez), une singularité propre (ce que vous saviez faire, ce que vous croyiez, comment vous agissiez), des émotions, un contexte dans lequel vous baigniez. À cinq ans, une configuration. À quinze ans, une autre. À trente ans, encore une autre.
Vos expériences passées n’ont pas disparu. Elles ont laissé leurs traces dans ce que vous êtes maintenant. Vos identifications d’hier, la petite fille de Rabat, l’étudiante en prépa à Paris, la journaliste à Jeune Afrique, ne se sont pas simplement éteintes le jour où la configuration suivante a pris le relais. Elles se sont transformées, certaines se sont désactivées, d’autres se sont fondues dans de nouvelles configurations. Mais leur empreinte persiste, comme le sillage d’un navire persiste longtemps après son passage.
C’est ce que le modèle de la Matrice de l’Expérience appelle l’identité narrative : « Je suis la seule personne au monde et dans l’univers qui a vécu cette séquence d’expériences que j’ai vécue et qui l’a vécue de cette manière. »
Cette définition change tout. L’identité n’est pas un point fixe, un « je suis ceci ou cela ». Elle est un fil narratif, une histoire en mouvement qui relie ce que j’ai été, ce que je suis maintenant et ce que je deviens. Et comme toute histoire, elle ne peut pas effacer ses premiers chapitres sous prétexte que les suivants racontent quelque chose de différent. Un roman ne peut pas supprimer son premier acte sans perdre sa cohérence.
Le dilemme de la fidélité
Revenons à Slimani. Ce qu’elle décrit, cette tension entre être contente de sa vie et ressentir la mélancolie de n’être plus celle qu’elle était, s’éclaire considérablement quand on le lit à travers la grille des identifications.
Dans la Matrice de l’Expérience, nous ne parlons pas d’identité au singulier mais d’identifications au pluriel. Nous ne disons pas « je suis marocaine » ou « je suis française » comme s’il s’agissait de notre essence. Nous disons « je m’identifie comme marocaine » et « je m’identifie comme française », deux relations dynamiques, contextuelles, qui coexistent en nous avec des intensités variables.
Cette nuance linguistique, passer de « je suis » à « je m’identifie comme », n’est pas un simple jeu de mots. Elle ouvre un espace mental considérable. Quand Slimani dit « je suis marocaine » et « je suis française », ces deux affirmations se posent comme des essences concurrentes, et leur coexistence crée un court-circuit logique. On ne peut pas être deux choses qui semblent s’exclure mutuellement. Mais quand elle dit « je m’identifie à ma culture marocaine » et « je m’identifie à ma vie parisienne », les deux propositions deviennent complémentaires. Elles décrivent deux relations, deux appartenances, deux facettes d’une même personne qui les intègre dans sa singularité unique.
Chacune de ces identifications porte en elle un ensemble de comportements, de compétences, de croyances qui définissent ce que « les gens comme nous » font, savent et pensent. L’identification à la petite fille de Rabat s’accompagne d’un monde sensoriel : les odeurs, les sons, les manières de parler, de manger, de rire. L’identification à l’intellectuelle parisienne, prix Goncourt, s’accompagne d’un tout autre répertoire. D’autres conversations, d’autres codes, d’autres attentes.
Et le problème n’est pas que ces deux identifications coexistent. Le problème, c’est qu’en évoluant vers de nouvelles identifications, nous sentons parfois que nos anciennes identifications nous jugent. Comme si la petite fille de Rabat regardait la femme de lettres parisienne et murmurait : Tu as changé. Tu n’es plus des nôtres.
C’est ce que Slimani appelle la question de la corruption, pas au sens moral, mais au sens d’une altération. Plus on grandit, plus on appartient à de nouveaux groupes, plus on se retrouve pris dans un choix impossible entre se nier soi-même et nier les autres. Entre rester fidèle à ce qu’on a été et accueillir ce qu’on devient.
La Matrice de l’Expérience nous permet de nommer précisément ce mécanisme. C’est ce qu’on appelle un décalage identifications-singularité : la singularité d’une personne a évolué, ses compétences se sont développées, sa carte du monde s’est élargie, mais elle reste profondément attachée à des identifications antérieures qui opèrent dans un autre registre. Plus elle se développe individuellement, plus elle se sent en décalage avec certaines de ses appartenances d’origine, créant ce dilemme douloureux entre fidélité aux identifications anciennes et authenticité à sa singularité transformée.
Le glissement invisible : quand les identifications changent sans qu’on le décide
Chez Slimani, la tension entre identifications anciennes et nouvelles est vécue de manière consciente, réfléchie, presque littéraire. Elle la nomme, elle l’explore, elle en fait de la littérature. Mais il existe une autre forme de dérive identitaire, bien plus insidieuse. Celle qui se produit sans que nous la voyions venir, sans que nous prenions jamais une seule décision explicite de changer. Celle de la grenouille que l’on plonge dans une eau tiède et que l’on chauffe si progressivement qu’elle ne perçoit jamais le moment où l’eau devient brûlante.
Le film de Xavier Giannoli, Les Rayons et les Ombres (2026), offre une illustration concrète de ce mécanisme à travers le destin de Jean Luchaire, interprété par Jean Dujardin. Le film raconte le glissement progressif d’un pacifiste vers la collaboration.
Dans les années 1920, au lendemain de la Grande Guerre et de ses millions de morts, Luchaire est un jeune journaliste idéaliste. Ses identifications sont limpides : il s’identifie comme pacifiste, comme homme de gauche, comme défenseur de la réconciliation entre les peuples. Sa carte du monde dit que plus jamais la France et l’Allemagne ne doivent se faire la guerre. Son comportement est cohérent avec ces identifications : il fonde un journal, Notre Temps, qui milite pour le dialogue franco-allemand. Il se lie d’amitié avec un jeune professeur allemand, Otto Abetz, qui partage exactement les mêmes convictions. Deux pacifistes sincères, convaincus que la fraternité des peuples est le seul avenir possible.
À ce stade, les identifications de Luchaire, sa singularité et son contexte sont parfaitement alignés. Il n’y a aucune tension, aucun conflit. Il est qui il croit être.
Puis les nazis arrivent au pouvoir. Le glissement commence, non pas comme une rupture, non pas comme un choix délibéré, mais comme une série de micro-ajustements, chacun presque imperceptible, chacun justifiable en apparence.
D’abord, ils croyaient qu’Hitler voulait la paix. Ensuite, ils pensaient que ne pas résister sauverait la France de la destruction. Chaque étape est un tout petit pas. Abetz, son ami de toujours, est devenu un officiel du régime nazi, mais il reste le même homme, non ? On peut continuer à lui parler. Continuer le dialogue, c’est justement ce que font les pacifistes. Et puis les Allemands offrent des opportunités : un journal à lancer, des réceptions à fréquenter, de l’argent à gagner. Car Luchaire, pacifiste sincère avant la guerre, est aussi un dandy toujours à la recherche d’argent pour vivre au-delà de ses moyens.
Mais ce serait trop simple de réduire Luchaire à un homme vénal, un opportuniste attiré par le luxe et l’argent. Cette explication ne suffit pas. Des milliers de gens aiment l’argent et les réceptions sans devenir collaborateurs. Et puis il faut ajouter à cela autre chose qui apparait comme essentiel dans le film : Luchaire est malade. Il souffre de tuberculose, une maladie qui à l’époque est souvent mortelle. Jean Dujardin l’a d’ailleurs compris en préparant le rôle : c’est par la maladie qu’il est entré dans le personnage. Giannoli insiste sur cette dimension avec des plans récurrents de Luchaire crachant du sang, comme si son corps rejetait ce qu’il était en train de devenir. Or, quand on est malade et qu’on se sait possiblement condamné, l’instant présent devient prédominant. La planification à long terme, la capacité de se projeter et de se regarder évoluer, s’affaiblit. On vit au jour le jour. Et vivre au jour le jour, c’est précisément perdre le recul nécessaire pour percevoir l’accumulation de micro-compromissions qui vous transforment.
Regardons ce qui se passe à travers le prisme du modèle de la Matrice de l’Expérience. Ses identifications de départ, pacifiste, homme de dialogue, ne disparaissent pas du jour au lendemain. Elles restent là, en surface, comme un alibi confortable. Mais sa singularité, elle, évolue insensiblement. Ses comportements changent : il fréquente les réceptions de l’ambassade allemande, il accepte des financements douteux, il lance un journal sous le patronage de l’occupant. Ses compétences changent : il apprend à naviguer dans les eaux troubles de la propagande. Sa carte du monde se déforme progressivement : ce qui était inacceptable hier devient tolérable aujourd’hui, puis normal demain.
De fil en aiguille, par un mélange d’arrivisme, de vénalité, de services rendus et de désir d’appartenir aux plus hautes sphères, Jean dérive vers la compromission avec l’ennemi.
Le mécanisme est exactement celui de la grenouille dans l’eau chaude. Si l’on avait dit au Luchaire pacifiste de 1928 : « Dans quinze ans, tu dirigeras la presse collaborationniste et tu déclareras être devenu antisémite », il aurait été horrifié. Cette destination finale lui aurait paru inconcevable, totalement incompatible avec tout ce qu’il était. Mais il n’a jamais eu à faire face à ce choix global. Il n’a eu que des micro-choix, chacun apparemment raisonnable : accepter un dîner, publier un article, prendre un financement, fermer les yeux sur une loi. Chaque micro-choix modifiait sa configuration si légèrement qu’il ne percevait pas le changement. Et pourtant, la somme de ces micro-ajustements l’a transformé en quelqu’un que son ancien moi n’aurait pas reconnu.
La Matrice de l’Expérience éclaire ce phénomène avec précision. À chaque moment de sa trajectoire, les identifications de Luchaire et sa singularité étaient en léger décalage, mais un décalage si modeste qu’il ne déclenchait pas de signal d’alarme. Il se disait encore pacifiste alors que ses comportements n’avaient plus rien de pacifiste. Il se croyait encore homme de dialogue alors que le dialogue n’était plus qu’un prétexte. Le décalage entre ses identifications affichées et sa singularité réelle grandissait à chaque étape, mais si lentement que sa conscience, son espace Méta, ne le détectait jamais.
Voilà ce que cette histoire nous apprend. Contrairement à ce que nous aimons croire, les grandes dérives ne commencent pas nécessairement par une grande décision. Elles peuvent commencer par une succession d’arrangements minuscules avec soi-même, chacun trop petit pour être perçu comme une trahison, mais dont l’accumulation produit une transformation radicale de qui nous sommes.
Deux formes du même mécanisme
Slimani et Luchaire illustrent les deux faces d’un même phénomène : le fait que nos identifications évoluent dans le temps, que notre narration identitaire se réécrit en permanence, et que cette réécriture peut être source de richesse autant que de perdition.
Chez Slimani, le mécanisme est conscient et la personne en reste l’auteur. Elle sait que ses identifications anciennes et nouvelles coexistent en tension. Elle nomme cette tension, elle l’explore, elle refuse de la résoudre trop vite. Sa mélancolie n’est pas un échec. C’est la preuve d’une conscience riche qui porte en elle toute la séquence de ses expériences passées sans en renier aucune. Son espace Méta fonctionne à plein régime : elle s’observe en train d’évoluer, elle perçoit les décalages, elle les intègre dans une narration cohérente.
Chez Luchaire, le mécanisme est inconscient et la personne en devient le jouet. Ses identifications affichées (pacifiste, homme de dialogue) se maintiennent en façade pendant que sa singularité dérive sans qu’il le perçoive. L’espace Méta, cette capacité d’observation réflexive qui nous permet de nous voir agir, est en sommeil. Ou peut-être activement endormi par le confort matériel et social que procure la compromission. Il ne se regarde pas changer. Il ne soumet pas ses micro-choix à l’examen de ses valeurs profondes. Il ne se demande jamais : « La personne qui pose cet acte est-elle compatible avec la personne que je crois être ? »
La différence entre ces deux trajectoires n’est pas une différence de nature mais de conscience. Le même mécanisme, l’évolution des identifications dans le temps, le décalage progressif entre ce que nous croyons être et ce que nous sommes en train de devenir, peut produire soit une intégration enrichissante (quand il est accompagné d’une observation réflexive active), soit une dérive destructrice (quand il opère dans l’obscurité de l’inconscience).
La fausse alternative : fidélité ou trahison
La Matrice de l’Expérience apporte quelque chose d’important à cette question universelle.
Quand nous raisonnons en termes d’identité, « je suis une fille du Maroc » ou « je suis une Parisienne », nous nous retrouvons coincés dans une logique du tout-ou-rien. Soit je suis l’une, soit je suis l’autre. Si je suis les deux, c’est que je suis incohérente, inauthentique, corrompue.
Mais quand nous raisonnons en termes d’identifications, le paysage change complètement. Je m’identifie à la fois à mon héritage et à mon parcours. Ces deux identifications ne s’excluent pas, elles se complètent. Chacune enrichit ma singularité de manières différentes. L’une m’a donné la franchise, le sens des racines, la mémoire d’un autre monde. L’autre m’a donné l’ouverture, la rigueur intellectuelle, l’accès à de nouveaux territoires. Ces deux identifications ensemble font de moi une personne plus riche, plus complète, plus nuancée que si je n’avais que l’une ou l’autre.
Et quant au risque de dérive inconsciente qu’illustre Luchaire, la Matrice de l’Expérience nous indique précisément quel est le remède : maintenir actif l’espace Méta. S’observer en train d’évoluer. Se poser régulièrement la question : « Les actes que je pose aujourd’hui sont-ils cohérents avec les identifications que je revendique ? » Non pas pour se figer dans une identité immuable, mais pour rester l’auteur de sa propre narration plutôt que d’en devenir le personnage passif.
Paul Ricœur, le philosophe français qui a le plus profondément réfléchi à cette question, distinguait deux dimensions de l’identité : l’idem (la permanence, ce qui reste le même) et l’ipse (la fidélité à soi, ce qui persiste à travers le changement). Nous pouvons changer radicalement, de pays, de métier, de milieu social, de langue, et rester fidèles à nous-mêmes, non pas parce que nous restons les mêmes, mais parce que nous maintenons la cohérence narrative de notre parcours. C’est la différence entre la fidélité à ce qu’on a été (qui nous fige) et la fidélité à ce qu’on est en train de devenir (qui nous libère).
La mélancolie que décrit Slimani n’est donc pas le signe d’une trahison. C’est le signe que le fil narratif est intact, que la personne porte en elle toute la séquence de ses expériences, la petite fille de Rabat, l’étudiante parisienne, la romancière primée, la mère, la femme entre deux mondes, et qu’elle refuse de simplifier cette complexité. L’aveuglement de Luchaire, lui, est le signe inverse : le fil narratif s’est rompu, la personne a cessé de se raconter son propre parcours avec lucidité, et les micro-trahisons se sont accumulées dans le silence d’une conscience endormie.
Parce qu’au fond, l’identité n’est pas un lieu où l’on arrive. C’est un chemin que l’on trace, et qui ne trahit personne tant que l’on marche les yeux ouverts, en portant tout le voyage avec soi.
La Matrice de l’Expérience est un modèle nouveau de lecture de l’expérience humaine qui repense la manière dont nous concevons l’identité en PNL. Un outil précieux pour les coachs, thérapeutes et praticiens. Pour découvrir le modèle complet : “La Matrice de l’Expérience” par Christian Vanhenten, Éditions de la Bienveillance, disponible sur Amazon ou via le site de l’Atelier PNL (https://atelierpnl.eu)








